Actif depuis la fin des années 90 dans le champs du travail social, en particulier dans la rue et dans différents milieux de vie, je fais le constat que les questions rencontrées dépassent les dimensions sociales ou caritatives et leur tendance à mettre la pauvreté au centre du viseur. Il s'agit en effet de questions qui concernent bien souvent la société dans son ensemble.
L'importance de se pencher sur les discours ou les actions qui sont à l'oeuvre dans la production de tel ou tel phénomème de société, que ce soit en matière de précarité, de domination, de discrimination, de violence, d'addiction ou de maltraitance, est alors centrale.
À dessein de faire société, de favoriser un vivre-ensemble plus harmonieux ou de limiter toutes formes de mauvais traitement, la place du tiers prend alors tout son sens.
Aller vers, se placer au milieu de quelque part ou entre des (groupes de) personnes qui ne se parlent pas ou plus, établir des formes subtiles de contrat social/sociétal et viser des objectifs d'ouverture, de dialogue, d'impartialité et de médiation.
L'image de plage blanche qui figure sur ce site renvoie à l'idée que les choses ne sont pas écrites à l'avance et se co-construisent dans le cadre des interactions et des collaborations en cours ou à venir.
Voici le défi que Tiers sociétal ambitionne de relever autour de la pratique, de la formation ou de la recherche relatives au travail de rue, à l'éducation, à la médiation, à la promotion de la santé ou à l'éthique.
